Partenaire

Cécile Arthus

Metteuse en scène

Cécile Arthus est metteure en scène. Elle crée La compagnie Oblique en 2004.

Sa formation se fait successivement à l’Atelier international de Blanche Salant et Paul Weaver, à l’École Florent et à l’École Jacques Lecoq. En 2008, elle obtient un Master de dramaturgie et mise en scène à l’Université de Nanterre. Elle aura comme professeur-es : Marc Voisin, Jean-Pierre Garnier, Jerôme Dupleix, David Lescot, Sabine Quiriconi, Jean-Louis Besson, Christian Biet, Jean Jourdheuil…

Elle met principalement en scène des auteurs contemporains :

Les combustibles d’Amélie Nothomb, 2004, Festival Francophone de Munich

Une laborieuse entreprise de Hanock Levin, 2005, Festival Francophone de Munich

Le Chant du tournesol de Irina Dalle, 2006, Festival Onze Bouge, Paris Jeune Talent

Le Petit chaperon rouge de Joël Pommerat, 2007-2008, Normandie, décentralisation

L’Homme et la masse de Ernst Toller, 2008, maquette à l’université de Nanterre

Tasse cruelle, soucoupe aimable de Howard Barker, 2011, Festival Court Toujours, Nest-CDN

Burn Baby Burn de Carine Lacroix, 2012, Compagnie l’envers Libre, Collectif 12 et Nantes

Haute-Autriche de Franz Xaver Kroetz, 2012, Nest-CDN

Les Enfants d’Edward Bond, 2013, Nest-CDN

Ne parle pas aux Inconnus de Sandra Reinflet, 2014, Nest-CDN

Taisez-vous ou je tire de Métie Navajo, 2017, Préau-CDN de Normandie

Eldorado Dancing de Métie Navajo, 2019, La Ferme du Bel Ébat, Guyancourt

De 2010 à 2017, Cécile Arthus est artiste en résidence et associée au Nest-CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est. Elle y multiplie les projets en lien avec le directeur Jean Boillot : Human Library, labos, mise en voix, mise en espace, stage sonique, actions de pratiques artistiques.

En 2014, elle y co-fonde et codirige un festival pluridisciplinaire en direction de la jeunesse : LA SEMAINE EXTRA. Elle en assure une partie de la programmation jusqu’en 2017.

En 2015, elle décide pour la première fois de s’attaquer à une œuvre du répertoire pour tenter de s’extirper, le temps d’une création, de notre contemporanéité paralysante et aller voir du côté des grands auteurs du passé. En collaboration avec Jean-Marie Piemme, elle adapte Angelo, tyran de Padoue, de Victor Hugo. Une œuvre mille-feuille passionnante qui mélange aussi gaiement que subtilement le politique et les grands sentiments.

Sur la saison 2017-2018, elle est artiste invitée au Préau-CDN de Normandie à Vire.

Sur la saison 2018-2019, elle est artiste en résidence à La Ferme du Bel Ébat et obtient le soutien à la diffusion et à la production du réseau La Vie devant soi (Réseau coopératif francilien de production de spectacle vivant et de réflexion autour des publics adolescents).

Son parcours artistique lui permet de bénéficier de nombreux soutiens qui se sont particulièrement accrus ces dernières années.

Au niveau national, elle crée des fidélités et des liens privilégiés, et partage des intérêts communs avec des lieux et des directeurs et directrices de théâtre sur 5 régions différentes, notamment la Scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy, la Scène nationale de Bar-Le-Duc, La comédie de l’Est-CDN de Colmar, Le Grand Théâtre de Lorient-CDN, Le Préau-CDN de Vire, la Manufacture-CDN de Nancy, le Centre culturel Pablo Picasso à Homécourt, le Théâtre-Maison d’Elsa à Jarny, le théâtre de la Tête Noire, scène conventionnée des écritures contemporaines, le Théâtre du Saulcy à Metz, Scènes des Vosges à Épinal, Transversales à Verdun, le théâtre Ici et Là à Mancieulles, le théâtre de la Baleine à Rodez, la Ferme du Bel Ébat à Guyancourt, le Théâtre de Coutances en Normandie, le TAPS à Strasbourg, le théâtre Jean Vilar à Vitry-sur-Seine, le théâtre Antoine Vitez à Ivry-sur-Seine, le théâtre de Châtillon, le théâtre de Paris-Villette, le théâtre de la Tempête…

Elle développe une présence et une diffusion artistique dans des lieux équipés et repérés régionalement et nationalement, mais également dans des espaces plus modestes, comme en milieux rural et périurbain. Pour exemple, le spectacle Taisez-vous ou je tire, créé en 2017 et réunissant au plateau 13 comédiens, s’est joué au Nest-CDN (57), au Préau-CDN (14), au Théâtre de Lorient-CDN (56), à la Ferme du Bel Ébat (78) mais aussi en décentralisation rurale dans les départements de l’Orne, du Calvados et de la Manche.

Elle répond régulièrement à des commandes et travaille avec d’autres compagnies dans plusieurs régions (Poitou-Charentes, Haute-Normandie, Pays de la Loire). Ainsi, en 2015, elle coécrit et co-met en scène le spectacle de Nicolas Bonneau (compagnie La Volige) : Looking for Alceste.

Elle collabore avec plusieurs metteur-e-s en scène et accompagne en tant que collaboratrice artistique des projets en France, en Allemagne, au Luxembourg et en Belgique :

– Ivanov d’Anton Tchechov, mise en scène Philippe Adrien, La tempête, Cartoucherie de Vincennes

– Le Sang des amis de Jean-Marie Piemme, mise en scène Jean Boillot, Poitiers,

– Soleil Couchant d’Isaac Babel, mise en scène Irène Bonnaud, Nest-CDN de Thionville

– Draussen vor den Tür de Wolfgang Borchert, mise en scène Christopher Diem, Staatstheater de Saarbrück

– Les Iroquois, collectage d’écriture ados, mise en scène Irène Bonnaud, Théâtre de la Place à Liège

– Mère Courage de Bertolt Brecht, mise en scène Jean Boillot, Nest-CDN de Thionville

– Rivière Song, spectacle pluridisciplinaire, mise en scène Jean Boillot, Nest-CDN, Thionville

– Les Morts qui touchent d’Alexandre Kourtchevsky, mise en scène Jean Boillot, Nest-CDN de Thionville

– Trauerzeit de Johan Leysen, Grand Theatre du Luxembourg et Théâtre de Bouffes du Nord, Paris.

Également très impliquée dans la construction d’actions de territoire ambitieuses et innovantes, elle crée en 2012 CONTRE-COURANTS, un projet de biennale participatif et pluridisciplinaire, qui permet à des amateurs, jeunes et seniors, de s’impliquer dans un processus d’expérimentation et de création professionnelle. En mai 2017, accompagnée de Jérôme Dupleix et Lola Keraly, elle finalise la troisième édition de CONTRE-COURANTS, Des cotillons sur un quai de Philippe Gautier.

Sur chacune des éditions, le projet mobilise en moyenne 80 participants et une dizaine d’artistes sur un an. Elle obtient régulièrement pour ce projet de création partagée des financements européens et crée des articulations interservices (jeunesse, culture et justice).